" Handi... Cap Vacances prend l’Eire "

 
 

Ce pays verdoyant où les lames de l’océan viennent se briser sur les rochers, non loin de falaises abruptes, le tout enveloppé de la douce lumière et chaleur des rayons du soleil.
Là où la voix d’une femme aux cheveux longs et roux, qui flottent au vent, se laisse parfois entendre dans un chant triste et mélancolique comme un jour de brouillard au milieu de nulle part...
 
 

C’est ainsi que Dame Irlande se présentait à nos yeux avant que partions à sa découverte !

Voici ce qu’il reste de cette aventure riche d’émotions, de rencontres (parfois même avec soi).

Ceci, sous la plume tantôt poétique, journalistique, parfois ironique ou grinçante de :

Sylvie, Fabienne, Marina, Isabelle, Christophe, Gilles, Bernard, Alain, et Philippe.
 
 

Bonne lecture et "bon voyage " ! ! ! ...
 
 


 
 



L'Irlande avec HCV, été 98


Je ne connaissais de l'Irlande que les tragédies qui se jouent depuis des années dans l'Ulster, le groupe mythique U2 et la réputation des pubs où la Guiness coule à flot. A Dublin, j'ai retrouvé l'ambiance des grandes villes, mais son architecture très ancienne lui donne tout particulièrement une allure de grand-mère.

Les transports publics étaient les minutes sportives de nos journées et les pubs marquaient les points de ravitaillement indispensables à nos parcours tortueux. Christophe et " Nanard " nous ont fait de belles démonstrations du maniement de la chaise roulante et avec l'aide de Gilles ils ont atteint des pointes de vitesse, dans une attitude aérodynamique, encore non égalées à ce jour.
La visite de la bibliothèque de Trinity College reste ce qui m'a le plus impressionnée. Elle expose le livre de Kells, écrit au huitième siècle par des moines irlandais, dont les dessins qui ornent les scriptes sont superbes.

La deuxième semaine nous avons traversé l'Irlande d'Est en Ouest jusqu'au comté de Kerry, où Madame Burke nous attendait. Dans sa ferme " Grange Grove " nous avons cohabité avec des chiens, des chats, des chevaux, une chèvre et deux dindons.

Comme changement d'air on ne pouvait pas rêver mieux.
Isabelle nous a rejoints pour la découverte de cette région, qui m'a paru comme un retour aux temps anciens. Les villages semblaient sortir d'un album de photos noir et blanc, tant ils sont délavés par un crachin intarissable.

La conduite était épique sur ces routes étroites, sinueuses et percées de nids de poule. Philippe, les yeux écarquillés telle une chouette aux aguets, me signalait régulièrement que je roulais trop à gauche ! Alain et Marina rythmaient nos vadrouilles de leurs C.D. Tantôt une ballade irlandaise nous plongeait dans un silence respectueux, tantôt la Techno nous agitait dans une ambiance embuée. Pour nous changer de la voiture, nous avons parcouru le Gap of Dunloe, petite vallée encaissée, à l'aide de chevaux attelés à des charrettes et nous sommes montés dans une barque pour naviguer aux alentours du Ross Castel. La péninsule de Dingle et Ring of Kerry nous ont donné des vues imprenables sur la mer.
On y a même goûté ! ! ! .... Souvenir gelé en mémoire...

Nous allions souvent à Killarney, un des plus beaux sites, à en croire les guides. Un soir nous avons rencontré dans un pub un groupe de chanteurs irlandais, la cinquantaine bien sonnée. Ils chantaient à tue-tête des airs entraînants, tellement entraînants que nous avons risqué de perdre Sylvie ligotée par les bras du tenancier. Dans un silence difficile à tenir, ils lançaient à tour de rôle la chansonnette, reprise en choeur dans une frénésie stimulée par la Guiness. Avant la fermeture, tout le monde commande de la bière en réserve. La patronne, habituée, fait le va-et-vient entre la porte d'entrée et le comptoir pour s'assurer que la police n'est pas dans les parages, car elle ferme toujours plus tard...
Cette ballade irlandaise avec HCV reste une magnifique aventure. Je garde de l'Irlande des images chaleureuses, chargées d'émotion, dans un paysage encore sauvage, qui m'ont donné envie d'y retourner un jour.

    Merci à toute l'équipe pour cet excellent souvenir.
        Fabienne

" Irland "

Nous sommes le lundi 27 juillet, c’est le grand voyage. Rendez-vous à l’aéroport
de Zurich.
Après l’enregistrement des bagages, on est monté dans l’avion. Direction Dublin !
Arrivée à Dublin deux heures plus tard et sous la pluie.

On a pris deux taxis, avec nos bagages et les chaises, direction notre hôtel .
Arrivé au " Red Cow Morans Hotel ", après avoir défait nos valises, on a pris un bus
à deux étages.

C’était du sport ! ! !

Après 30 à 40 minutes de trajet, il nous a déposé au centre ville. Puis, nous sommes allés boire notre première bière irlandaise, souper et retour à l’Hôtel.

Pendant la première semaine, on a visité des musées, la bibliothèque municipale, le port, le Musée d’Art Moderne.
On a fait beaucoup de kilomètres à pied en poussant les chaises.

La deuxième semaine, on a loué deux voitures pour aller en direction de Killarney. Dublin-Killarney on a mis 6-7 heures en roulant à gauche. Enfin, notre maison de campagne, c’ est une propriété avec des chevaux, des chats, des chiens et même un paon.
On a fait un grand pic-nic, il faisait un grand soleil dans le parc de Kerry.
On a fait un tour en calèche pendant deux heures, il y avait des paysages magnifiques, " c’était le pied ! "

Pour le dernier jour, on est allé se baigner dans la mer. Le soir, il y a quatre personnes qui ont fait une nuit blanche parce qu’on partait à trois heures du matin, en direction Cork pour prendre l’avion de 7 heures à destination de Dublin, puis Dublin-Zurich.
 

Alain




PS :  un grand merci à Fabienne, Sylvie, Marina, Gilles, Isabelle, Philippe, Bernard et Christophe.



" Handi... Cap Vacances prend l’Eire "


Une heure après notre arrivée à notre hôtel, (à Dublin) une petite faim se faisait sentir.  Le centre ville étant situé à une 30 aine de min.  Nous voilà obligés de prendre le bus. C’était un premier défi pour l’équipe d’HCV. Pas évident de prendre le bus ! ! ! Les chauffeurs les conduisent comme des formules 1, si bien qu’il faut quasiment sauter pour y monter et en descendre.
Je n’exagère que très peu, je vous assure. Heureusement, les Irlandais(e)s sont sympas et nous laissent spontanément leur place (assise) dans le bus.

Après avoir fêté notre arrivée, nous sommes allés manger dans un resto végétarien ... faute de bus et de connaissances géographiques suffisantes, le retour c’est effectué en taxi (pas évident d’en attraper un, non plus) ...

Le lendemain, toujours en bus, en touristes avertis, nous nous sommes rendus à l’office du même nom, histoire d’y récupérer quelques plans indispensables, et pourquoi pas, y trouver un peu d’inspiration pour nos prochaines visites de la semaine : comme le musée d’Art contemporain, pour lequel nous avons presque fait le tour de la ville à pied, avant de le trouver.  Le château de Dublin (où un film était en train d’être tourné). Plusieurs églises  et  Cathédrale.  L’Imax, et même, des grands magasins, dont un, où il nous a été interdit d’utiliser l’escalator avec une chaise roulante. (faute d’assurance de la part du magasin. Même si l’ascenseur était en panne).  Sans oublier la magnifique bibliothèque de Trinity College (pleine de Savoir et d’Histoire).

Parmi les choses qui m’ont étonné à Dublin  il y a : le fait d’entendre le cri des mouettes, au beau milieu de la ville. (Mais en fait, cela n’a rien d’étonnant puisque la mer n’est vraiment pas loin. De plus, il y a un petit port,  fort sympathique, au nord de la ville. Il fait bon y aller prendre un bol d’air lorsqu’on ne supporte plus la ville.)
Mais ce n’est pas tout ! ! ! Nous n’avons pas pu, malgré tous nos efforts, mettre un pied, mais peut-être devrais-je dire une roue dans une discothèque... (même avec l’appui d’irlandais)

Le premier août, nos trois chauffeurs étaient quelque peu tendus. La semaine campagnarde en voiture commençait. Il  fallait faire environ 300 kilomètres (en roulant à gauche), pour se rendre à Killarney.
Là, nous logions dans une ferme (perdue au milieu de nulle part, surtout quand on a égaré le plan d’accès. Mais heureusement, nous avions un natel).

De là, nous avons pu rayonner et voir quelques coins magnifiques, tels que : Gap of Dunloe,
Ross Castle, le Port de Dingle... (et d’autres dont nous ne connaissons pas forcément le nom).

Si l’Irlande a de beaux paysages et de beaux recoins, qu’ il faut se donner le temps de trouver, il en est de même pour ses Pubs. Il en est un, où nous avons eu l’occasion de nous livrer à une joute en chansons avec de vieux irlandais. Je ne vous dirais pas qui a gagné. En tous les cas, nous avons passé une excellente soirée et eux aussi...

En conclusion, ce furent deux semaines de découvertes, tant au niveau personnel, culturel qu’humain ...
 

Philippe


Verdure ou aventure, tout dépend de la Nature


J’apprécie les voyages avec HCV par le fait de partir entre amis, que se soient de vieilles connaissances ou de nouveaux liens à créer.

En Irlande, nous avons eu la chance de faire une rencontre éphémère, mais inoubliable, dans un pub où de vieux irlandais nous ont spontanément chanté leurs chansons traditionnelles.

Nous avons pu vérifier que la pluie n’est pas qu’une légende, mais les couleurs et la lumière particulière de ce pays sont époustouflantes dès la moindre éclaircie. La nature, parsemée de moutons, et les côtes sauvages sont magnifiques.
C’est pendant ces virées vertes que nous avons pu tester les joies de la conduite à gauche…

Ce séjour en Irlande me laissera un très bon souvenir, que ce soit la première semaine à Dublin ou la seconde à Killarney.

Bernard



 

Voyage : "  au-delà des apparences "


Cela fait maintenant quatre mois que je suis revenue de ce voyage en
Irlande, et, enfin, je me pose la question : " que m'a-t-il apporté ? "

Pendant ces longues semaines j'ai préféré éluder la question afin que mes sentiments profonds mûrissent sans risque d'impressions superficielles et impulsives.

Que m'a-t-il apporté ?
Il m'a fait entrevoir un autre monde, celui de l'esprit que le handicap ne peut atteindre, qui est intact.

Je ne m'étais pas rendu compte à quel point on donnait de l'importance à l'esthétique et au physique.
Pendant ce voyage je suis passée au-delà des apparences, de ce langage muet des corps, pour vraiment entre apercevoir l'âme.

Ce voyage m'a montré combien on s'attache en ce monde à des détails qui n'ont guère d'importance pour ne plus voir l'essentiel, la personne.

On prime beaucoup dans notre société sur l'aspect extérieur : ce qui est
différent dérange, trouver un taxi devient une aventure et pouvoir aller danser un cauchemar.

Un jour, durant ces deux semaines, j'ai eu un gros coup de cafard et tous, bien que ce n'étaient encore que des inconnus la semaine précédente, m'ont entourée et choyée.

J'étais venue pour aider et j'ai été aidée.
J'étais venue pour aimer et j'ai été aimée.


Merci à tous

Marina






Sylvie


Mes impressions

 


Je suis arrivée au milieu du séjour, dans un groupe ayant déjà une histoire, et j'ai été tout de suite confrontée aux lenteurs d'une machine à 9 têtes. Et à ma propre impatience. Ceci fut oublié dans un vent de folie qui planait au pub, lors de ce premier verre en terre irlandaise, car l'accueil du groupe fut génial. La température grimpa, je m’associai à cet ascenseur et me glissai dans ce délire... En fait, j’étais très heureuse d’être là en Irlande et de retrouver mes amis.
Etrange et douce impression de se retrouver en terre connue... plénitude...

Puis entrée en scène campagnarde: Réveil à la ferme, balade en calèche dans un paysage sauvage et rude, qui m’émerveille par ses secrets morceaux de solitudes cachés derrière les clichés. Je rêve et chante des chansons irlandaises au rythme du cheval. Les airs nostalgiques rebondissent sur les cailloux.
Etrange et douce impression de se retrouver en terre connue... plénitude...

Nous dormons peu, nous sortons le soir dans les rues animées de Killarney, et l'ambiance se relâche parfois l'après-midi laissant place à une léthargie difficilement acceptable par moi qui suis assoiffée de visites, de kilomètres et de rencontres. D'où une certaine frustration. Difficulté à remuer la barque, et à accepter des retards tout au long de la journée. Mais aussi l'occasion dans ces moments d'attente de rencontrer une personne du groupe, de partager ou de retrouver mon journal de bord.
Impression de paix que je voudrais fouetter au moindre souffle du vent.

Sur la baie de Dingle, le soleil, les fleurs, les oiseaux et les vagues me réconcilient avec ces vacances et toute la beauté de l’Irlande m'offre sa compagnie pour me supporter et vivre en groupe.
" Des vagues à couper le souffle, des rochers striés noirs et crème qui s'allongent au bord du rivage, un vent décoiffant, c'est succulent ! "
 

Ce que j'ai préféré, c'est la balade en bateau sur les lacs de Killarney. Le paysage aux collines ondulées reflétait le ciel, dont les nuages aux formes arrondies semblait un monde de collines blanches en 4 dimensions.  Assise sous une branche je bois en silence le scintillement du lac. J'ai perdu les autres mais je ne m'en fais pas.

Parmi les contraintes horaires et financières (aller chercher de l'argent à la poste), je tente de remuer le vent et de dire les propositions et les possibilités d'activités pour la journée, et pense que plus je parlerai, synthétiserai, relancerai les propositions, plus vite nous partirons de cette ferme, que nous voyons assez tous les matins. Bref, pour moi, faut que ça bouge !!!

Dans la pluie, les cul-de-sacs et les attentes, j'apprends encore la patience

J’ai toujours envie de fouetter ma fatigue, jusqu'à être exténuée.
 

Heureux, nous terminons ce séjour dans un resto non loin de notre ferme (B&B). "Au retour, nous nous répartissons en trois chambres, les dormeurs et les non-dormeurs. Il y en à même un qui s’improvise un bureau pour écrire ses dernières cartes postales. Nous jouons aux cartes. Nous nous levons ensuite vers 3 heures du mat. Pour nous rendre à Cor à l'aube.

La lune surgit
Dévoile son visage
Sort de son nuage duveteux
Et scintille dans la nuit claire-obscure

Merci à tous ceux qui ont façonné et participé à ce voyage !

Isabelle


Le poète, sa muse en voyage

 
Il était une fois
Huit gnomes pour une seule loi,
Celle de l’humour.
Ils partaient pour quinze jours.
Dans leur valise
Ils avaient oublié la Denise
La grand-mère du cinquième
Qui leur faisait un requiem
Quand ils oubliaient leur pull-over.
Malheureusement c’était l’hiver
Parait-il que ça avait l’air
d’être l’été pour les autochtones;
Ceux qui portaient l’aumône
Au seigneur qui ne nous écoutait
Quand on lui demandait
Un peu de chaleur
Bien qu’elle fût dans nos cœurs.
Il en fallait pour aller où on voulait,
Il en fallait pour faire ce qu’on souhaitait;
Mais parait qu’on en avait pas assez
Pour toujours s’accepter.
Je crois plutôt que c’était pour connaître
Ces autres êtres, ceux qui ne pouvaient pas être
Comme ceux qu’on imaginait
Quand il nous avait été conté
Par la vieille Denise
Celle du cinquante et un où sifflait la bise
Et où coulait à flots la Guiness
Celle d’après la messe,
Celle de la joie de vivre
Que nous donnait le bar des ivres.
Pas celui qu’on trouvait à Dublin
Avec à l’entrée ce petit gamin
Paressant un peu glauque
Avec sa voix un peu rauque
Devant cette disco en toc
Que n’aurait même pas imaginé Hitchcock.
Pour nous, nous restent les bistros.
Ces pubs, objets à mégots
Pas fait pour amoureux de grand air
Telle fut l’atmosphère
Telle fut le dilemme
Celui qui nous mène
A nous retrouver nous-mêmes
Autour de cette table en chêne
Celle de la mère Bourke.
Qui nous accueillait avec ses boucs,
Où plutôt que c’était des chevaux,
Ils faisaient contraste avec les bistros
Peut-être qu’ils n’étaient pas mauvais diplomates
Quoi que nous, on soit pas mal non plus
Quand il s’agit de discuter de ce qui allait plus.
Même que moi j’en ai appris pas mal
Sur les problèmes un peu blêmes
De ces gens assez idem.

Quand c’est eux qui les résolvent
Qui abaissent leur révolte.
Quand on apprend à connaître
L’autre être, peut-être son maître
Celui qu’on croit qu’il peut rien nous apprendre
Nous aide à la détendre
Cette atmosphère,
Qu’on croyait tourner à l’enfer
Comme le monde à la Denise
Celle qu’on martyrise.
Vous savez quand on délire
Quand les cardiaques peuvent rien dire
Tellement qu’ils sont sous le choc
Et que nous on s’en moque
Parce qu’on sait que c’est des conneries
Et que ce n’est pas de la boucherie.
C’est comme ça quand on se nargue
Pour faire une blague,
C’est comme ça quand on est pas poli
Même qu’on fait pas pipi au lit,
C’est comme ça que ça se passe,
c’est comme ça qu’on dépasse
Ce que l’on appelle apparence
Quand on joue ce jeu de la transparence
Même que ce ne fut pas toujours une évidence
Et que ça a fini par être une tendance.
Voilà ce que fut ce voyage,
Pour des gens qui n’avaient pas d’âge
Seulement le courage
De montrer leur vrais visage
Que ce fut une expérience,
Qui m’a pas laissé que de l’indifférence.
Ainsi fut ce récit
Celui qui vous remercie
De nous avoir permis de connaître
Parfois le mal-être
Mais souvent le bien-être.
D’avoir vu de l’intérieur,
Ces monuments aux superbes extérieurs
Ceux qui sont pas trop glauques
Parce que ceux-ci on s’en moque
Comme ceux qu’on peut pas pénétrer.
En tout cas qu’on s’est bien marré
Quand on était tous gais,
Même qu’on était pas bourré.
Voilà c’est comme ça que se termine
Maintenant il faut que les autres s’expriment
Vous savez mes amis les gnomes
Avec ceux que je me suis marré comme un môme.
Même si c’est pas faux que j’en étais un.

De là part d’un gamin
Sincères remerciements !

Christophe  


La page de l’humoriste (incompris) ?!?



 

« Galère Irlandaise »




Je ne voulais plus partir avec HCV (Hallucinations Collective Vénusiennes), plus jamais. Je demeurais en effet gravement traumatisé de mes dernières vacances avec cette odieuse secte manipulatrice, fondée si je ne m'abuse grâce à des dons de provenances plus ou moins douteuses.

Je ne voulais pas, donc, mais j'y ai été contraint (ma femme et mes cinq enfants étant détenu chez le gourou du mouvement  P.L. de F..., dont je tairai ici le nom pour éviter toute représailles).

Et c'est ainsi que l'horreur recommença: Nous fumes obligés de nous rendre en Irlande, une contrée polaire redoutable, ou se trouvent de nombreuses ramifications de la secte et naturellement où il faisait un temps à ne pas mettre un mouton dehors (dicton régional).

Là, horrifiés et sous la menace, nous dûmes boire des bières (un des supplices favoris de la secte)( visiter des musées, le château, que dis-je? La ville entière (heureusement quelques gardiens de discothèques bien intentionnés nous refusèrent l’entrée - Nous n'allions encore pas devoir danser toute la nuit tout de même ! - et puis on nous plongea dans des véhicules ou toutes les commandes avaient été inversées (le sadisme n’a pas de limite) et l'on nous força à rouler sur le côté opposé de la route - J'en frissonne encore - pour nous rendre dans des plaines paumées.

Là, on nous enferma dans une vieille ferme sévèrement gardée par 2 chiens, Pit et Bull. Et tout recommença une fois de plus, nous repartîmes boire, visiter... mais je m’arrête là, tout cela est trop douloureux...
 
 

                  Gilles   (célibataire)